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Jeudi 12 juin 2008

René Dosière continue de s'intéresser au budget de l'Elysée

ELYSÉE 2007 : UN BUDGET DE RUPTURE ?

 

Depuis trois ans, le budget de la présidence de la République était stabilisé, à haut niveau (32 millions d’euros). L’arrivée de Nicolas Sarkozy se manifeste par une forte hausse, (+8,4%) trois fois et demie supérieure à celle des dépenses de l’Etat (+2,3%).

La récente publication du rapport d’exécution sur l’année 2007, en annexe à la loi de règlement, fait apparaître cette progression, la plus forte depuis 2003.

Les dépenses ont atteint 35,111 millions soit 2,7 millions par rapport à 2006.

Trois postes de dépenses « explosent » : les frais de personnel augmentent de 10,9 %, par suite des nombreux recrutements effectués par N. Sarkozy.

En 2006, les effectifs atteignaient 957 personnes (dont 91 contractuels). Ils sont passés à 1045 (dont 117 contractuels) le 1er juillet 2007. Cette hausse devrait se poursuivre en 2008, puisque les crédits de personnel augmentent de 13,5% par rapport à 2007.

En  second  lieu,  les  gros  travaux  d’entretien  passent  de 1,9 millions  à  3 millions soit une hausse de 53%. Le rapport ne donne aucune explication, qualifiant de « légère » cette augmentation !

Enfin on constate que la rémunération du Président de la République a connu, dés 2007, une première et très discrète augmentation. La dotation présidentielle – en fait l’argent de poche du Président – est passée de 101 125 euros à 130 638 euros (+29%). Rappelons que l’augmentation du traitement présidentiel, voté par le Parlement, n’a pris effet qu’à partir de 2008.

Du fait de ces augmentations, il s’en est fallu de peu que le budget de la Présidence ne soit en déficit. En décembre, Nicolas Sarkozy a fait voter – discrètement – un complément de 2,5 millions et surtout, il a pu utiliser les excédents de gestion laissés par Jacques Chirac en 2005 (135 383 euros) et en 2006 (412 787 euros) ce qui lui permet de dégager un excédent 2007 de 6421 euros ! Merci Chirac !

En 2008, l’Elysée a promis un budget plus complet et transparent. On verra, dans un an, ce qu’il en sera. Force est de constater, à la lecture de ce rapport sur l’année 2007, que si la rupture est réelle quant à l’évolution des dépenses, s’agissant de la transparence (ou plutôt l’opacité) c’est la continuité qui s’impose.

 

René DOSIERE

député de l’Aisne



Analyse du budget 2006-2007

1/ Les chiffres

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

  

Evolution des effectifs

Date

Civils

Militaires

TOTAL

Dont contractuels

Dont détachés (remboursés)

Mises à disposition (gratuites)

01.01.06 (a) 

579

378

957

91

64

802

01.07.07 (b)

591

392

983

98

61

824

01.10.07 (c)

674

371

1045

117

68

860

01.01.08 (d)

 

 

 

 

 

866


(a) Source : Présidence – Loi Finances 2007 et rapport d’exécution 2006

 (b) Source : Présidence – Loi Finances 2008

 (c) Source : Présidence – Rapport d’exécution 2007

 (d) Source : Réponse du Premier ministre à la question écrite n°141 de René DOSIERE (JO du 1er avril 2008 page 2838)

Précisions : 859 par administrations centrales Etat

                      5 par Conseil Etat

                      1 par le Commissariat Energie Atomique

 1 par le Centre hospitalier spécialisé de Cadillac (33), [par question 22874 du 13 mai 2008 au ministère de la Santé, demande de précisions : depuis quand ? grade de l’intéressé ? coût ?]



PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

 [exécution du budget en millions d’€]


DÉPENSES

 

BUDGET

EVOLUTION
 

2006

2007

Nombre

%

CHARGES DES SERVICES

16 824   

18 413   

+ 1589   

+ 9,4    

dont Fonctionnement

14 858

15 403

+   545

+ 3,7

Equipement et travaux

1 966

3 009

+  1043

+  53

DOTATION DU PT DE LA REPUBLIQUE

0,101

0,130

+  0,029

+  29

CHARGES DE PERSONNEL

14 635

16 228

+ 1593

+ 10,9

dont rémunérations et indemnités

11 685

13 045

+ 1360

+ 11,6

Charges sociales

2 949

3 182

+   233

+   7,9

IMPOTS et TAXES

0,504

0,128

-  0,376

- 74,6

CHARGES EXCEPTIONNELLES

0,318

0,211

-  0,107

- 33,6

TOTAL des CHARGES

32 383

35 111

+  2728

+   8,4



RESSOURCES

Produits divers

0,330   

0,285

- 0,045

- 13,6

Reprises sur excédents  

0,135 (2005)
0,412(2006)

+ 0,135
+ 0,412

 

Dotation votée

32,465

34,283

+ 1,818

+ 5,6

TOTAL DES RESSOURCES

32,795

35,117

   
RESULTAT

+ 0,412

+ 0,006

   


2/ Le commentaire

ELYSEE : UN BUDGET DE RUPTURE

 

Après trois années de « stabilité » pendant lesquelles le budget de l’Elysée augmentait au même rythme que les dépenses de l’Etat, le budget de la présidence enregistre, en 2007, une forte hausse (+8,4% soit +2,727M d’euros), trois fois et demie supérieure à celle de l’Etat (+2,33%)

 

Ce résultat figure dans le rapport d’exécution du budget 2007 qui vient de paraître. Alors que le projet de budget 2007 avait été présenté en diminution (- 2,10%) par J. Chirac, son augmentation réelle est la plus forte depuis 2003.

 

En cours d’année, ce budget a été complété par un crédit supplémentaire : cette pratique avait été abandonnée depuis cinq ans.

 

Trois postes expliquent cette augmentation :

1/ Les frais de personnel augmentent de 1,6M d’euros soit +10,9%.

Cette hausse résulte, pour l’essentiel, de l’augmentation des effectifs : 957 personnes au 1er janvier 2006, 983 au 1er juillet 2007, 1045 au 1er octobre 2007, soit +88 personnes (+9%).

Cette augmentation concerne toutes les catégories de personnel, à savoir les contractuels, recrutés et payés directement par l’Elysée (de 91 à 117, +26), les personnels détachés par certaines administrations (et la ville de Paris) dont le traitement est remboursé par l’Elysée (de 64 à 68), enfin les personnels mis à disposition par les ministères et institutions assimilées (de 802 à 860).

Cette hausse devrait s’intensifier en 2008 puisque les crédits prévus au budget 2008 progressent de 13,5% par rapport à 2007.

 

2/ Les charges des services (éclairage, chauffage, carburants, téléphone…) augmentent de 9,4% (+1,588M d’euros) malgré les nombreuses économies réalisées (mais non chiffrées) qui figurent dans le rapport d’exécution.

La hausse résulte, pour partie, des gros travaux d’entretien qui augmentent de 53% d’une année sur l’autre, progression caractérisée de « légère » par l’Elysée.

L’évolution de ce poste de dépenses fait apparaître à quel point le budget 2008 était irréaliste sur ce point : en 2006, la dépense s’est élevée à 14,858M d’euros ; en 2007, elle passe à 15,403M d’euros  et, pour le budget 2008, elle est évaluée à 14,070M d’euros soit une baisse de 1,3M (-9%)

Lors de la discussion budgétaire, René Dosière avait soulevé cette diminution artificielle qui n’avait d’autre objectif que de dissimuler la hausse réelle du budget 2008.

 

3/ La rémunération du Président de la République :

Depuis le 1er janvier 2008, le traitement du Président de la République est fixé par la loi, à hauteur de celui du Premier ministre.

Le compte rendu d’exécution fait apparaître que, dès son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait décidé - seul et dans la plus grande discrétion - d’augmenter une première fois sa rémunération puisque les crédits à ce titre sont passés de 101 125 euros à 130 638 euros (+29%).

 

 

Du côté des recettes, on note deux particularités de ce budget 2007.

Tout d’abord, les recettes directes en provenance « des participations parentales au fonctionnement de la crèche et aux intérêts du compte de dépôt de fonds au Trésor » ont curieusement diminué de 10,3% alors que le rapport évoque de nouvelles recettes telles que « le paiement des plateaux repas par les conseillers et le paiement des charges des logements de fonction par le personnel logé ».

Apparemment, les effets tardent à se faire sentir.

Par ailleurs, le montant du compte a augmenté puisque selon la récente réponse du Premier ministre à la question n° 142 de René Dosière (JO du 3 juin 2008), il est passé de 10,4M d’euros au 1er janvier 2007 à 12,1M d’euros au 16 mai 2007 ; les intérêts générés auraient dû également augmenter.

 

Pour équilibrer les dépenses, l’Elysée a dû faire appel aux excédents dégagés sur la gestion 2006 (412 787 euros).

On comprend mieux pourquoi ces crédits n’avaient pas été reportés sur le budget 2008 : ils avaient déjà été utilisés en 2007 !

 

Sans l’utilisation de cet excédent (auquel il faut ajouter celui de 2005), la gestion 2007 de l’Elysée aurait été déficitaire, ce qui aurait constitué une première dans le budget de la Présidence.

Mais, même avec ces sommes, l’excédent de gestion se réduit à 6421 euros contre 412 787 en 2006 et 135 383 en 2005.

Sarkozy peut dire merci à J.Chirac.

 

Toutes ces dépenses nouvelles sont justifiées - nous dit-on - par l’augmentation de l’activité de la Présidence.

Mais on aimerait savoir si le budget du Premier ministre a diminué en conséquence.

En 2008, le budget de la Présidence incorporera les dépenses financées par les divers ministères.

S’agissant de leurs participations en 2007, on les connaîtra lorsque les ministères auront répondu aux 50 nouvelles questions écrites que René Dosière vient de leur poser.

 

Il faut espérer que les engagements pris concernant la transparence sur les dépenses seront mieux tenues qu’avec ce premier rapport sur l’exécution du budget 2007.

Par René Dosière - Publié dans : Le travail à l'assemblée
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Lundi 9 juin 2008
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/05/30/01002-20080530ARTFIG00342-constitution-fin-du-marathon-a-l-assemblee.php
Constitution : fin du marathon à l'Assemblée

Guillaume Perrault
30/05/2008 | Mise à jour : 09:55 |
Commentaires 8
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Le référendum obligatoire sur l'adhésion de la Turquie devrait demeurer dans la Constitution.

L'assemblée a achevé jeudi, en début de soirée, l'examen du projet de loi sur la réforme des institutions. Les députés ont terminé l'examen du projet de réforme de la Constitution en adoptant un amendement de Jean-Luc Warsmann (UMP, Ardennes), qui maintient le référendum obligatoire sur l'adhésion d'Ankara, tout en l'abrogeant pour les pays des Balkans.

Sans nommer la Turquie, son amendement proposait de conserver un référendum automatique sur les pays candidats «lorsque la population de cet État représente plus de cinq pour cent de la population de l'Union européenne». Le projet de loi prévoyait d'abroger le référendum obligatoire avant tout élargissement postérieur à celui de la Croatie, disposition qui figure actuellement à l'article 88-5 de la Constitution. Or, la majorité des députés UMP sont hostiles à cette mesure souhaitée par Nicolas Sarkozy, qui risque de heurter une partie de l'électorat de droite.

Le chef de l'État s'est donc dit ouvert à un compromis. L'amendement de Jean-Luc Warsmann, qui bénéficiait de l'avis favorable du gouvernement, a été adopté par 48 voix contre 21. Avant le scrutin, plusieurs députés de droite avaient toutefois pris position en faveur de la suppression du «verrou référendaire», sans se prononcer pour autant sur l'adhésion de la Turquie. «Les yeux des Européens et d'une partie du monde sont posés sur nous», a affirmé Bruno Le Maire (UMP, Eure), ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin. «On ne peut pas dire quelque chose à Bruxelles et autre chose à Paris», a-t-il ajouté.

 

Limitation du 49-3

 

Nicole Ameline (UMP, Calvados) a jugé que le maintien du référendum obligatoire sur l'adhésion d'Ankara reviendrait à «une stigmatisation de la Turquie» et une «fermeture». La gauche, quant à elle, s'est montrée très hostile. «C'est particulièrement dangereux de viser un seul pays dans la Constitution», a lancé Manuel Valls (PS, Essonne). René Dosière (PS, Aisne) a jugé l'amendement de la droite «indigne et honteux» et s'est inquiété des conséquences du vote de l'Assemblée sur «l'image de la France dans le monde». «Les Français doivent avoir l'assurance qu'ils auront le dernier mot sur la question de l'adhésion de la Turquie», a rétorqué Richard Maillé (UMP, Bouches-du-Rhône).

Avant de s'attaquer à ce nœud gordien, les députés avaient adopté plusieurs réformes importantes. L'Assemblée a restreint la faculté, pour le premier ministre, d'utiliser l'article 49-3 de la Constitution. Cette disposition, qui permet de faire adopter un texte sans vote sauf si une motion de censure est adoptée, avait été inventée par Michel Debré en 1958 pour permettre au gouvernement de «forcer la main» à une majorité rétive. Désormais, le 49-3, qui a été utilisé 89 fois en 50 ans, ne pourra plus être mis en œuvre que deux fois au cours de chaque session de neuf mois.

L'Assemblée a aussi consacré la mission d'évaluation des politiques publiques du Parlement, assisté par la Cour des comptes. Le gouvernement a toutefois refusé la création d'un organe de contrôle de la dépense publique rattaché au Parlement, à l'image du National Audit Office britannique. Les députés ont également adopté le droit, pour tout justiciable, de demander aux tribunaux de saisir le Conseil constitutionnel pour statuer sur la conformité à la Constitution d'une loi qu'on prétend leur opposer. Le projet de loi devrait fait l'objet d'un vote solennel mardi prochain. Son examen au Sénat est prévu à partir du 10 juin.

Par René Dosière - Publié dans : La présence dans les médias
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Lundi 28 avril 2008
Tables rondes présidées par Jacques Moreau, professeur émérite à l’université Paris 2 Panthéon-Assas. Modérateurs : René Dosière, député et vice-président de l’Assemblée Nationale, et Jacques Pélissard, député, président de l’Association des Maires de France Avec les représentants des pôles régionaux de l’Observatoire national de la décentralisation, et la participation de l’Association des juristes des Collectivités territoriales.

Visitez Canalc2 pour voir la conference.
Par René Dosière - Publié dans : La présence dans les médias
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Lundi 28 avril 2008
Visitez  Marianne2.fr

Les élections des communautés urbaines, d'agglomérations et de communes constituent le vrai troisième tour des Municipales. Explications de René Dosière, député socialiste et spécialiste de ces questions.

Par René Dosière - Publié dans : La présence dans les médias
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Lundi 28 avril 2008
René Dosière interroge le Premier Ministre le 03/07/2007

Question:  René Dosière rappelle à M. le Premier ministre que le personnel en poste à la présidence de la République est soit payé directement par l'Élysée (91 au 1er janvier 2007), soit mis à disposition gratuitement par les différents départements ministériels (681 aux termes des réponses fournies), soit mis à disposition gratuitement par ce que son prédécesseur appelait des « institutions assimilées » (environ 120 personnes). Il aimerait connaître le nom de ces institutions ainsi que le nombre de mises à disposition par chacune de ces « institutions assimilées ».

Reponse:  Au 1er  janvier 2008, 866 agents étaient mis à disposition de la présidence de la République. 859 par les administrations centrales de l'État, 7 par d'autres institutions : le Conseil d'État (5), le CEA (1), le Centre hospitalier spécialisé de Cadillac (1). Il y a lieu de préciser que, depuis la loi de finances pour 2008, la présidence de la République remboursera. aux administrations et à toutes les institutions assimilées, si ce n'est pas déjà le cas, les frais de tous les personnels mis à sa disposition
.
Par René Dosière
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