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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:38

Depuis que le Cour des Comptes examine les dépenses de la présidence de la République, les procédures budgétaires normales ont fait leur apparition à l’Elysée. Devis, bons de commande, appels d’offres, mise en concurrence, objectifs par service – tous mots jusqu’alors inconnus à l’Elysée – favorisent une maîtrise des dépenses. La normalité budgétaire devient la règle à l’Elysée comme c’est le cas, depuis longtemps, dans les collectivités publiques. Le mérite en revient au préfet Frémont, directeur de cabinet du Président. Ayant réclamé, dès 2005, cette intervention de la Cour des Comptes, je constate, avec satisfaction, ses effets bénéfiques.

Ceci dit, il est anormal qu’après quatre ans de budget consolidé certains errements passés perdurent.

Malgré de multiples demandes, la présidence de la République refuse toujours la publication d’un compte de résultat détaillé et se contente de fournir quelques chiffres très globaux. Le document publié en annexe par la Cour des Comptes constitue un premier pas favorisant l’analyse du budget de la présidence. Cette analyse devra toutefois être plus approfondie, ce qui est d’autant plus nécessaire que le périmètre budgétaire de la présidence fluctue d’année en année comme le relève la Cour. En l’absence d’un tel document, les évolutions exprimées en pourcentage ressortent plus d’une politique de communication que d’une analyse budgétaire. Quant à l’excédent de gestion il est plus virtuel que réel dans la mesure où le budget présenté incorpore les engagements non échus dont le détail n’est pas fourni. Au demeurant cet excédent est inférieur à l’économie résultant de la suppression de la Garden Party du 14 juillet.

Par ailleurs le budget consolidé (114 millions d’euros) n’est toujours pas exhaustif, une part significative des dépenses (environ 20 millions d’euros soit 1/6e du budget) continue à être supportée par différents ministères. Cet aspect n’est pas analysé par la Cour.

Ainsi, le coût du fonctionnement du pavillon La Lanterne (à Versailles) dont le Président s’est réservé l’usage dès son élection est toujours à la charge budgétaire du Premier Ministre ! De même le coordinateur du renseignement ainsi que les sondages financés par le SIG (Service d’Information du Gouvernement) et commandités par l’Elysée ainsi que le précise la Cour dans l’une de ses observations. Il devient nécessaire que le Cour des Comptes examine concomitamment le budget du Premier Ministre.

De son côté le ministère de la Culture supporte toujours sur son propre budget le montant des gros travaux entrepris à l’Elysée, ainsi que l’entretien du mobilier national…

Pour sa part le ministère de l’Intérieur continue à financer le coût de la sécurité des locaux présidentiels. En outre il dissimule aux parlementaires avec obstination les effectifs des forces de sécurité mobilisés lors de chaque déplacement du chef de l’Etat en France.

Enfin les liens matériels et financiers entre le Conseil Supérieur de la Magistrature et l’Elysée n’ont plus de raison d’exister.

Le rapport de la Cour apporte des précisions tout à fait intéressantes sur le coût final du nouvel avion présidentiel. Il apparaît ainsi que les informations jusqu’ici fournies étaient incomplètes puisque le coût final s’élève à 259,5 millions d’euros soit un coût supérieur de plus de 50% par rapport aux informations jusque-là disponibles. Enfin il faut relever que la facturation par l’ETEC des déplacements de la présidence est nettement sous-estimée.

Au-delà de l’analyse technique de la Cour des Comptes qui porte sur la régularité des procédures et non sur l’opportunité des dépenses, une analyse politique du budget de la Présidence est nécessaire. Elle interviendra lors de la discussion budgétaire compte tenu des éléments complémentaires d’information que fournira le rapporteur spécial de la Commission des finances.

Pour l’instant force est de reconnaître que le budget de l’Elysée n’est pas encore un budget vérité puisqu’il regroupe 85% des dépenses présidentielles.

Plusieurs médias ont relayé ces informations: 

"Le courrier Picard" edition du 26 juillet 2011

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Picardie-Express/Gestion-de-l-Elysee-en-2010-pas-encore-un-budget-verite-selon-Rene-Dosiere

 Journal "La Croix" 25 juillet 2011 article de Estelle MAUSSION intitulé "L'opération vérité n'est pas encore totale"

 http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Rene-Dosiere-L-operation-verite-n-est-pas-encore-totale-_NP_-2011-07-25-692552

 Europe 1 interview réalisée par Benjamin PETROVER à 7h40 le 26 juillet 2011 "Elysée : un bon point, deux cartons jaunes". Pour écouter cette interview, cliquez sur le lein ci-après

Elysée un bon point, deux cartons jaunes - Europe1.fr - Elysée un bon point, deux cartons jaunes - Europe1.fr -  

 

 

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Published by René Dosière