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  • : Blog de René Dosière
  • : Site de René Dosière ancien Député de la 1ère circonscription de l'Aisne
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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 16:49

En associant les élus locaux à la mise en œuvre du « déconfinement » en particulier la réouverture des établissements scolaires, le Gouvernement a vu surgir-spontanément ? la question de la responsabilité pénale des intéressés

Pourtant, depuis la loi du 10 juillet 2000 sur les délits non intentionnels, que j’ai co-rédigée, en tant que rapporteur de l’Assemblée nationale, avec Élisabeth Guigou, Garde des sceaux et Pierre Fauchon sénateur aujourd’hui décédé, cette question ne se pose plus.

Quelle était la législation antérieure ? S’agissant des délits non intentionnels, c’était la fonction même des intéressés qui les rendait responsables pénalement des dommages causés, alors même qu’ils n’avaient qu’un rapport lointain les faits. Le syndrome de la chute  fortuite d’un panneau de basket occasionnant le décès d’une personne conduisant automatiquement l’enseignant et le maire devant le tribunal correctionnel existait dans tous les esprits.

Alors que la sanction d’un délit repose sur une faute intentionnelle ou directe, le code pénal concernait de la même manières les délits non intentionnels, alors même que la responsabilité des auteurs était particulièrement ténue et indirecte.

Cette législation ne s’appliquait pas seulement aux élus locaux qui disposent avec les sénateurs, qu’ils élisent, d’une caisse de résonnance efficace. Elle concernait également tous les décideurs publics et privés : enseignants, médecins hospitaliers, directeurs d’hôpitaux et d’établissements scolaires, fonctionnaires d’autorité, responsables associatifs, organisateurs de manifestations culturelles et sportives etc.

La modification de la loi a donc eu un impact considérable. En quoi consiste-t-elle ?

Désormais, en cas de délits non intentionnels, la responsabilité pénale n’est applicable que si trois éléments sont réunis : l’existence d’une « faute caractérisée », c’est-à-dire une faute non ordinaire ou fugace, mais une faute dont les critères sont bien marqués, affirmés avec netteté. Il faut, en outre, qu’elle expose autrui à un risque que l’auteur ne pouvait ignorer. Enfin ce risque doit présenter une particulière gravité.

Conséquence de cette nouvelle législation : la suppression de la confusion existante depuis un siècle (1912) entre les fautes pénales et civiles d’imprudence au point qu’une relaxe pénale faisait obstacle à une indemnisation civile. Désormais l’instance civile est indépendante de la procédure pénale. Une véritable révolution juridique. 

Enfin la loi impose aux collectivités la prise en charge financière des frais de justice pour les élus faisant l’objet de poursuites pénales en cas de faute détachable, à l’instar de ce qui existait pour les fonctionnaires.

L’élaboration du texte s’est avérée particulièrement délicate.

Le vote initial de la proposition de loi sénatoriale a suscité une campagne de presse laissant craindre qu’il s’agissait d’un régime de faveur pour les élus locaux, d’une espèce d’amnistie. A l’occasion de l’examen du texte à l’Assemblée, il a fallu combattre cette campagne, d’une part en exposant que les élus n’étaient pas les seuls concernés, et surtout en choisissant une rédaction suffisamment précise et explicite. Ce fut l’occasion de nombreux échanges entre les deux rapporteurs et la ministre de la justice Élisabeth Guigou, assistée de son directeur de cabinet Christian Vigouroux, dont les relations avec le Sénat étaient parfois tendues.

Il fallait rassurer les associations de victimes, inquiètes voire réticentes de ce changement de législation et dont les préoccupations étaient relayées par les médias ; convaincre les organisations professionnelles que cette modification n’aurait pas de conséquences sur la législation du travail. Pour y parvenir il a fallu prendre le temps d’écouter et ensuite préciser le texte.  Le choix de chaque mot a fait l’objet de toutes les attentions :un vrai travail de dentelle guidé par la préoccupation qu’on ne touche à la loi pénale que d’une main tremblante. Objectif atteint puisque c’est un vote unanime dans les deux assemblées qui est intervenu, ce qui n’avait pas été le cas lors de la première lecture.

Enfin il a fallu surmonter les réticences de nombreux parlementaires –et non des moindres-envers les magistrats accusés d’ignorer les intentions du législateur et d’interpréter trop largement les textes votés. De leur côté, les magistrats s’offusquaient de ces procès d’intention, en soulignant que les textes votés étaient flous et manquaient de précisions sur les intentions du législateur. C’est pourquoi, j’ai pris soin d’être d’une précision extrême dans chacun de mes deux rapports afin qu’aucune incertitude ne subsiste sur les intentions du législateur. Les plus hauts magistrats de l’époque m’ont d’ailleurs exprimé leur satisfaction.

Restait à voir comment la loi serait appliquée. Près de vingt ans d’application de la loi ont satisfait tous les intéressés, en particulier les associations de victimes. Lors d’un colloque au Sénat en 2006 pour un bilan des premières années, le président de la fédération nationale des victimes d’accidents collectifs déclarait : « Cette loi ne donne plus à ce jour matière à inquiétude aux parties civiles et aux associations de victimes. Je vous conseille de ne plus rien changer à cette loi » En 2010, l’éditorial d’une revue juridique des collectivités territoriales disait : « La jurisprudence porte en elle les preuves de la sagesse de la loi. La démesure a enfin cédé à l’équilibre (…)le droit a renoué avec la justice »

Mais comme le changement dans les têtes s’effectue plus lentement que la législation, certains élus locaux –voire des parlementaires mal informés-ont continué à vivre avec le syndrome du panneau de basket. A l’occasion de la mise en œuvre de l’urgence sanitaire, l’association des maires a rallumé ce feu, pour des motifs politiciens. La proximité des élections sénatoriales explique sûrement le vote unanime du Sénat, y compris chez les sénateurs connus pour leur absence de démagogie. Le Premier ministre s’est couragement opposé à une modification de la loi car elle était injustifiée, mais sa majorité a succombé à la démagogie ambiante.

Ainsi, en commission mixte Sénat-Assemblée, l’article 121-3 du code pénal sur les délits non intentionnels est complété par cette rédaction : « [cet article] est applicable en tenant compte des compétences ,du pouvoir et des moyens dont disposait l’auteur des faits dans la situation de crise ayant justifié l’état d’urgence sanitaire ainsi que la nature de ses missions ou de ses fonctions, notamment en tant qu’autorité locale ou employeur »

Une modification dans l’urgence, la précipitation et l’improvisation d’une législation pénale élaborée aussi rigoureusement et qui donne satisfaction n’avait donc aucune justification juridique et constitue une double faute politique. Outre que le choix de termes aussi généraux qu’imprécis dans la législation pénale ne grandit pas le travail législatif, cette formulation ouvre un boulevard aux juges pour interpréter cas par cas les éventuels délits ce qui ne renforce aucunement la sécurisation des intéressés. C’est dire l’actualité de cette phrase de Charles Péguy : « La guerre contre la démagogie est la plus dure de toutes les guerres (…) Le triomphe de démagogies est passager. Mais les ruines sont éternelles ».

 

                                                                                                                                                                                                                                                                 René Dosière

Membre honoraire du Parlement.

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Published by René Dosière
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 11:31

186 millions d’euros. Tel est le coût global des élections municipales en 2014. Pour obtenir ce chiffre, il convient d’ajouter à la participation de l’État (138 millions) les dépenses non remboursées, mais engagées par les candidats et les partis, soit 39 millions dans les communes de plus de 9000 habitants auxquelles s’ajoutent dans les communes inférieures à 9000 habitants, une dépense estimée à 9 millions d’euros. Soit une dépense globale de 186 millions d’euros, qui représente une dépense de 2,8 euros par habitant. Un coût modéré et maîtrisé pour une consultation démocratique où se présentent, en mars prochain 902 465 candidat(e)s soit un pour 53 électeurs(trices).

Pour prendre connaissance de mon analyse, cliquez sur le lien ci-dessous: 

 

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Published by René Dosière
16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 10:32
Perri Scope LCI

Perri Scope LCI

Mon intervention d'hier sur LCI dans l'émission Perri Scope présentée par Pascal Perri.

Rendez-vous à la 21ème minute et 49 secondes.

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Published by René Dosière
22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 14:06

Interrogé par « le Parisien-Aujourd’hui », le Président de la République a décidé de renoncer à sa dotation d’ancien président, lorsqu’il quittera l’Élysée (cf  le journal de ce dimanche 22 décembre).

En réalité, la question est plus globale : elle concerne le statut des anciens présidents de la République, qui n’a jamais été    évoqué ni traité publiquement.

On trouvera, dans le chapitre 11 de mon récent livre « Frais de Palais. Vivre à l’Élysée de De Gaulle à Macron » (éditions de l’Observatoire), une description très complète de la situation des anciens présidents : « La vie après l’Élysée » (p195-212). 

Elle peut se résumer en quelques dates :

1955. La loi accorde aux anciens présidents une dotation annuelle égale au traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat (soit un montant actualisé de 6225 euros brut mensuel) Ce montant est le plus faible des anciens chefs d’Etat  des pays

européens comparables.

1958. La constitution de la Vème République institue un Conseil constitutionnel, dont les anciens présidents sont membres de droit et à vie. (rémunération actuelle 14500 euros brut mensuels)

1985. Une lettre du Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius à Valéry Giscard d’Estaing, ancien président, détaille les avantages dont il bénéficiera comme ancien président (bureaux, collaborateurs, voiture, déplacements etc …). Cette lettre ne sera rendue publique qu’en 2010 par mes soins (cf dans ce blog les chroniques sur ce sujet).

2008. La loi fixe le traitement du président de la République qui, jusqu’alors, fixait lui-même sa rémunération en puisant sur sa liste civile, car la présidence ne disposait pas d’un  vrai budget ce qui sera le cas à partir de 2008.

2012. Le Président Hollande diminue, par décret, ce traitement de 30%. (soit une valeur actuelle de 15142 euros brut – 13885 euros net par mois)

2016. Un décret du Président Hollande rend caduc la lettre du Premier ministre de 1985, et précise les avantages dont bénéficient  desormais les anciens présidents (cf article dans ce blog).

2017. A son départ de l’Élysée, F. Hollande précise qu’il ne siègera pas au Conseil Constitutionnel. Durant son quinquennat il n’a pas obtenu de majorité pour modifier la Constitution en ce sens. Actuellement, seul Valéry Giscard d’Estaing, siège épisodiquement au Caonseil constitutionnel et perçoit la rémunération conséquente.A la suite de la non validation de ses comptes de la campagne présidentielle par le Conseil constitutionnel Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus sièger.

 

Le coût des anciens présidents

On connait, en 2018, le coût annuel de chaque ancien président (euros)

 

Rémunération des collaborateurs 

Frais de location

Autres dépenses

Total

Nicolas Sarkozy

533 900

293 991

-

827 891

François Hollande

514 083

253 294

37 600

804 377

Valéry Giscard d’Estaing

416 012

293 612

815

710 439

 

Soit une dépense totale de 2 342 707 euros.

A cette somme, s’ajoutent les frais occasionnés par la sécurité (dont le détail par président n’est pas précisé).

Ces dépenses, au titre de la sécurité, comprennent le salaire des agents et des chauffeurs, les heures supplémentaires, les frais de mission ( déplacement, hébergement, restauration, ) et les frais de véhicules (achat, entretien, carburant, péages). Le coût total de ces dépenses de sécurité s’élèvent à 3,8 millions d’euros pour 2018. (réponse à la question écrite n°16240 de Mme Pirès-Beaune, députée).

 

J’ai longtemps réclamé un  véritable débat public sur le statut des anciens présidents de la République. Ce débat public reste nécessaire : il dépasse la seule question de la « retraite » présidentielle. Mes propositions concernant ce statut sont détaillées dans mon livre « Frais de Palais » auquel je vous invite à vous reporter.

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Published by René Dosière
19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 11:24
Actualité
C8 émission "William à midi" du 26 novembre 2019

C8 émission "William à midi" du 26 novembre 2019

J'ai présenté sur plusieurs médias mon livre "Frais de Palais", sorti le 06 novembre dernier.

Si vous souhaitez revoir les émissions rendez-vous ci-dessous: 

 

LCI 7 novembre denier "Andrey and Co" rendez-vous 47min18

LCI 7 novembre denier "Andrey and Co" rendez-vous 47min18

Emission "Quotidien" présentée par Yann Barthès le 04 novembre dernier

Emission "Quotidien" présentée par Yann Barthès le 04 novembre dernier

France Inter émission d'Eric Delvaux

France Inter émission d'Eric Delvaux

Le Parisien du lundi 4 novembre 2019

Le Parisien du lundi 4 novembre 2019

Le Courrier Picard du mercredi 06 novembre 2019

Le Courrier Picard du mercredi 06 novembre 2019

L'Obs du jeudi 31 octobre 2019
L'Obs du jeudi 31 octobre 2019
L'Obs du jeudi 31 octobre 2019
L'Obs du jeudi 31 octobre 2019

L'Obs du jeudi 31 octobre 2019

Challenges du jeudi 7 novembre 2019

Challenges du jeudi 7 novembre 2019

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Published by René Dosière
4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 17:20
En librairie le 06 novembre

 

 

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Published by René Dosière
18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 18:30

Comme chaque année depuis plus de dix ans, j’ai procédé à une analyse fouillée du fascicule « effectifs des cabinets ministériels au 1er août 2019 » qui vient d’être rendu public.

Le coût global salarial du gouvernement d’Édouard Philippe est de 125,9 millions (rémunérations des ministres et des cabinets ministériels), ce montant correspond à la masse salariale du personnel de la ville du Havre ! Pour cette année 2019, on constate une stabilité, voir une légère diminution des effectifs et des rémunérations, même si certains ministères dépensiers sont cloués au pilori. Avec 2338 personnes (civils) les effectifs diminuent de 28 personnes, malgré davantage de ministres (35 au lieu de 30). Une légère augmentation des conseillers (313 soit +13%) est compensée par une diminution du « personnel-support » (2025 soit -41). Je relève que, dans ce personnel, la catégorie des chauffeurs reste une citadelle masculine, puisqu’on ne compte que 7 femmes sur un total de 231 conducteurs.

Côté rémunération, la rémunération moyenne d’un conseiller s’élève à 9160 euros brut mensuel, en diminution de 1,7%.

Toutefois, procédant à une analyse ministère par ministère, que constate-t-on ?

Augmentations choquantes : +11% dans les cabinets des secrétaires d’État auprès du ministre de l’Économie et auprès du ministre des comptes publics ; +8% au cabinet du ministre de la Culture. Sont injustifiées des augmentations dans les ministères où les rémunérations sont les plus élevées : ainsi au ministère du travail (rémunération moyenne de 10980 euros) je relève qu’en deux ans l’augmentation atteint 1120 euros ! (536 euros au ministère de l’Éducation nationale).

D’une manière plus globale entre 2010 et 2019, la rémunération moyenne d’un membre de cabinet ministériel est passée de 7213 euros à 9160 euros, soit une hausse de 1947 euros, soit +27% « quelles catégories sociales ont enregistré une augmentation aussi forte ? » (supérieure à un SMIC mensuel).

En tant que président de l’Observatoire de l’Éthique Publique, je suis favorable à une « transparence constructive », ainsi je souhaite que le Premier ministre définisse une grille de rémunération pour éviter des abus et rende plus transparent le calcul et l’attribution des indemnités de sujétion particulière.

Pour prendre connaissance de l'analyse complète, cliquez sur le lien ci-dessous:

 

 

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Published by René Dosière
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 19:50

120 millions d’euros. Tel est le coût des cabinets ministériels du gouvernement d’Edouard Philippe, dont les effectifs s’élèvent à 2366 personnes (dont 46% de femmes). Ce chiffre comprend les conseillers ministériels nommés au Journal Officiel (300 dont 37% de femmes) ainsi que les personnels « support «  (chauffeurs, huissiers, secrétaires …) au nombre de 2066. La rémunération moyenne d’un conseiller de cabinet s’élève à 9266 euros brut mensuels (elle est plus élevée quand il est membre du cabinet du Premier ministre 10 504 euros).

J’ai passé au scanner le document budgétaire (consacré aux « effectifs des cabinets ministériels ») afin de faire parler les chiffres.

Les découvertes ne manquent pas : deux ministres femmes n’emploient aucune femme dans leur cabinet ministériel, d’autres ministres disposent d’un personnel d’hôtellerie et de cuisine bien fourni. Dans douze ministères la rémunération des conseillers augmente à un rythme sans équivalent avec l’évolution salariale de la fonction publique, atteignant +28%, ce qui est scandaleux.

La version initiale de cette analyse, publiée le 9 novembre, faisait apparaître une augmentation de 49% au cabinet du ministre, porte parole du gouvernement.  Ce dernier m'a signalé le 12 novembre à 21h, une erreur dans le montant 2017 des rémunérations du cabinet. La rémunération du directeur de cabinet ayant été oubliée. Il m'a précisé que cette rémunération s’élevait à 136 050 euros. Dans ces conditions,  le montant global des cinq rémunérations du cabinet en 2017 se monte à 431 580 euros, ce qui correspond à une moyenne par personne de 7193 euros.  Dès lors, l'évolution de la rémunération individuelle en 2018 se monte à +27,6%. Je trouve regrettable que dans une publication officielle des services du Premier ministre, une telle erreur a pu se produire et  être maintenue dans le document 2018. Depuis que je procède à l'analyse de ce fascicule budgétaire, c'est la première fois, qu'une erreur de cette ampleur se manifeste. Elle est le signe d'une forme de désinvolture et d'amateurisme. Quoiqu'il en soit, mon objectif étant de procéder avec la plus grande honnêteté intellectuelle, j'ai décidé d'intégrer cette correction. Je note qu'une évolution de +27,6% s'appliquant à une rémunération initiale de 7193 euros correspond à une augmentation moyenne mensuelle de + 1986 euros, somme équivalente au salaire moyen mensuel d'un agent de la fonction publique territoriale, ce qui est tout à fait choquant.

 

Les primes désormais soumises à l’impôt varient de 1 à 9 selon les ministères, le coût d’un cabinet ministériel s’élève à 3,2 millions d’euros.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire l’intégralité de l’analyse.

 

 

Augmentation (en%) de la rémunération moyenne des conseillers ministériels en 2018

Augmentation (en%) de la rémunération moyenne des conseillers ministériels en 2018

Personnel féminin dans les cabinets ministériels en 2018

Personnel féminin dans les cabinets ministériels en 2018

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Published by René Dosière
7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 19:02

Le 04 novembre, les calédoniens se sont prononcés, par un référendum local sur l'indépendance de leur pays, conformément à l'accord de Nouméa, signé en 1998. 

Les résultats ont été les suivants:

Inscrits:                174 165

Votants:                141 099         81,01%

Exprimés:             138 933         98,46%

Oui:                       60 199          43,33%

à l'indépendance 

Non:                      78 734         56,67%

 

La participation constitue un record dans les scrutins organisés en Nouvelle-Calédonie. Aucune contestation n'a été formulée sur le déroulement du scrutin.

Le scrutin a satisfait les deux camps ne faisant en quelque sorte, ni vainqueur, ni vaincu.  Les non indépendantistes ont gagné, mais leur score est inférieur de 3 points à leurs résultats précédents. Les indépendantistes ont perdu, mais leur score est supérieur de 3 points à leurs résultats précédents.

A la veille de ce scrutin, j'avais publié dans "le Monde" du 3 novembre, une tribune qui reste plus que jamais d'actualité.

 

 

tribune dans "Le Monde"

tribune dans "Le Monde"

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Published by René Dosière
15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 12:21
Souveraineté de la Nouvelle-Calédonie ?

La revue "ESPRIT" fondée par Emmanuel Mounier, qui a été en pointe dans les années 60 dans les combats en faveur de la décolonisation vient de publier sur son site internet, l'entretien que j'ai accordé sur les enjeux de la consultation référendaire du 4 novembre en Nouvelle Calédonie.

Pour prendre connaissance de cet entretien cliquez sur le lien ci-dessous :

 

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Published by René Dosière