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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 13:53
L'avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie
L'avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie

A l'occasion de la visite du Président en Nouvelle Calédonie, plusieurs médias m'ont sollicité pour éclairer la population métropolitaine sur le sens de cette visite. 

Le 03 mai dernier, j'ai participé à l'émission "Ca vous regarde" sur la Chaine Parlementaire, pour regarder la vidéo, cliquez ci-dessous: 

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/288101-francenouvelle-caledonie-une-memoire-vive

Le 04 mai dernier, j'ai participé à l'émission "Bonjour Vendredi" sur Europe 1.

Pour regarder la vidéo cliquez sur le lien ci-après: 

http://www.europe1.fr/politique/le-traitement-des-kanaks-a-ete-le-pire-de-tous-les-occupants-de-nos-colonies-3643040

Le 03 mai, j'ai répondu sur France Culture à "La question du jour".

Pour en prendre connaissance cliquez sur le lien ci-dessous: 

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=7179d67f-ec16-48ec-81d9-bbeec1df600d

Le quotidien "l'Opinion" des 4 et 5 mai a fait paraitre une interview.

Pour la lire rendez-vous ci-après

interview "l'Opinion"

interview "l'Opinion"

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Published by René Dosière
3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 12:53

Dès mon entrée à l'Assemblée Nationale, en 1988, je me suis intéressé à la Nouvelle Calédonie, et au processus mis en place à cette époque par le Premier ministre, Michel Rocard, et son ministre de l'Outre-Mer, Louis Le Persec. Ce sont les accords dits de Matignon-Oudinot qui ont mis un terme à la guerre civile en Nouvelle-Calédonie. En 1989, j'ai effectué un premier déplacement sur place.

En 1998, au moment de la signature de l'Accord de Nouméa (le 5 mai) je participais à une mission parlementaire sur place. Suite à une chute malencontreuse sur l'île de Lifou, une opération chirurgical fut nécessaire pour réduire la quadruple fracture de mon bras droit. J'ai donc suivi la cérémonie depuis mon lit d'hôpital, et reçu la visite de Lionel Jospin et Michel Rocard.

Remis sur pied, j'ai été désigné comme rapporteur de la loi organique qui fixe les modalités d'application de l'accord de Nouméa qui avait au préalable nécessité une révision de la Constitution. Ce texte toujours en vigueur organise le fonctionnement de la Nouvelle Calédonie (institutions, compétences, régime électoral, statut coutumier). Il s'agit de la loi organique n°99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle Calédonie.

Depuis cette époque, j'ai continué à suivre attentivement l'évolution de la situation en Nouvelle Calédonie, soit comme rapporteur (quand je siégeais dans la majorité) soit comme porte parole du groupe socialiste (quand nous étions dans l'opposition). Je me suis rendu, à plusieurs reprises, en Nouvelle Calédonie.

Ces missions ont fait l'objet de rapports particuliers :

- Nouvelle Calédonie: les prémices d'une communauté de destin (avec D Bussereau) - 2001 - n°3222

- Ouvrir un nouveau cycle pour l'avenir de la Nouvelle Calédonie (avec D Bussereau et JJ Urvoas) 2013 - n°1411

En 2016, j'ai accompagné le Premier ministre, Manuel Valls, lors de son déplacement en Nouvelle Calédonie (puis en Nouvelle Zélande). 

Durant la législature précédente (2012-2017), j'ai été rapporteur de la mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie, présidée par mon collègue Dominique Bussereau. Nous avons, à ce titre, publié un rapport d'information (n°4596, avril 2017) intitulé "Quel avenir pour la Calédonie ?".

Cette mission d'information permanente a été recréée par le Président de l'Assemblée Nationale. Elle est présidée par Manuel Valls, ancien Premier ministre et dont le rapporteur Christian Jacob, président du groupe parlementaire les Républicains. J'ai été auditionné par cette mission.

Mon Audition pour la mission d'information sur l'avenir de la Nouvelle Calédonie

Récemment le journal "Le Monde" a publié le 26 mars sur son site internet, une tribune intitulée "En Nouvelle Calédonie, la population n'a jamais eu l'occasion de débattre de l'avenir de son pays". Pour lire cette tribune rendez-vous ci dessous.

tribune du "Monde" du 26 mars 2018

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Published by René Dosière
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 16:40

L’annonce d’un « plan secret d’économies » à l’Assemblée nationale pour mettre un terme à certains « privilèges parlementaires » (cf le JDD du 5 novembre 2017) comporte une tonalité populiste susceptible de favoriser l’antiparlementarisme récurrent de la société française.

Face aux informations approximatives qui ont été diffusées, il m’mporte de rétablir une nouvelle fois, la vérité (cf mon ouvrage « l’Etat au régime » publié en 2012 mis à jour en 2013 en édition de poche p77-121, l’analyse publiée sur mon blog le 09/09/2015 « nos très économes députés » et mon dernier ouvrage « Morale, argent, politique » publié en mars 2017 p186-207).

 

Le budget garantit l’indépendance de l’Assemblée nationale

 

Depuis l’apparition, en 1789, d’une Assemblée nationale, les députés ont garanti leur indépendance vis à vis du pouvoir exécutif en instituant leur autonomie financière (dont les modalités de sont précisées au fil du temps). Cette autonomie de l’Assemblée est un fondement incontournable d’un régime démocratique. L’assemblée fixe donc elle même son budget au niveau nécessaire à son fonctionnement lequel évoluera au gré de son activité : Il y a cinquante ans, les séances duraient 600 heures, aujourd’hui elles varient de 900 à 1300 heures ! (Cette augmentation n’est pas un signe d’efficacité mais c’est un autre sujet). Quoiqu’il en soit on imagine mal l’Assemblée interrompre ses travaux faute de crédits pour payer l’électricité, les fournitures diverses, ou le personnel ! 

En outre, le périmètre du budget a évolué au fil du temps : en 1811 est crée un statut du personnel parlementaire ; en 1848 apparaît avec le suffrage universel (masculin) l’indemnité des députés (sous la Restauration aucune rémunération n’existe, la fonction parlementaire étant réservée aux plus riches) ; en 1909 se met en place la retraite des députés, puis un système d’assurance maladie… Aujourd’hui, le budget de l’Assemblée regroupe notamment les dépenses suivantes :

 

Budget de l’Assemblée nationale 2016

Dépenses

Montant

(en millions d’euros)

Nombre de Bénéficiaires

Charges parlementaires

176

577

Rémunérations des collaborateurs

114

2160

Pensions des anciens députés

62

1092

dont 702

ayants droit

Traitement des fonctionnaires

172

1132

(+160)

Retraite des fonctionnaires

48

913

dont 276

ayants droit

Sécurité sociale des députés

13

2346

Sécurité sociale des fonctionnaires

14

3813

Chaine parlementaire LCP

 

14

_

Charges courantes (fluides, maintenance …)

39

 

Budget global (consolidé sans doubles

Comptes)

567

 

 

Ce montant est loin d’être excessif : il représente moins de 0,2% du budget de l’Etat et il est équivalent au budget d’une collectivité de 400000 habitants. Les rapprochements avec les parlements étrangers sont peu fiables voire impossibles à effectuer, faute de données précises. Durant mon mandat, j’ai réclamé à plusieurs reprises une analyse comparative des dépenses et du train de vie des parlements (et des parlementaires) des divers pays de l’Union européenne. La commission de vérification des comptes qui avait pourtant une activité faible, a toujours refusé.

 

L’Assemblée nationale est particulièrement économe

 

A l’initiative de Jean Louis Debré, président de 2002 à 2007, des efforts de gestion ont été initiés. Poursuivis par ses successeurs (B. Accoyer, LR 2008-2012 puis C. Bartolone, PS 2012-2017), ces efforts se sont traduits par des économies substantielles. En valeur réelle (c’est à dire compte tenu de l’inflation) le budget de l’Assemblée a diminué de 7,3% entre 2008 et 2016, période durant laquelle le budget de l’Etat augmentait de 4,3%. C’est un résultat d’autant plus significatif, compte tenu de la structure du budget de l’Assemblée. En effet, ce dernier se compose de quatre blocs, dont trois se prêtent mal aux économies.

Deux types de dépenses concernent des rémunérations (y compris charges sociales). En premier lieu l’indemnité parlementaire ainsi que la rémunérations de leurs collaborateurs qui représente 55% du volume budgétaire. En second lieu, le traitement du personnel, qui représente 34% du budget. Restent deux domaines où les économies sont plus faciles. D’abord, les dépenses liées à l’activité parlementaire (charges liées aux activités internationales et frais de mission des commissions) soit 2,5% du budget global. Ensuite les charges courantes (électricité, chauffage, fournitures, entretien des locaux) soit 8% du budget.

 

Ces divers postes de dépenses ont évolué ainsi, entre 2008 et 2016 en millions d’euros (valeur 2016) :

 

2008

2016

Evolution

Charges parlementaires

300

282

-18 (-6%)

Frais de personnel

180

172

-8 (-4%)

Activité parlementaire

13

13

=

Charges courantes

53

39

-14 (-26%)

TOTAL

546

506

-40 (-7%)

 

La diminution des charges parlementaires est la conséquence du gel du traitement des députés depuis juillet 2010 et de la diminution de 10% en 2013 de l’indemnité de frais des députés.

La baisse des charges de personnel à deux origines : diminution des effectifs titulaires, qui sont passés de 1262 à 1132 (soit -10%), atténuée par une augmentation du nombre des contractuels (passés de 95 à 160).

L’activité parlementaire est restée stable, à un niveau modeste. C’est donc sur les postes « charges courantes » que les économies les plus importantes ont été réalisées : moins un quart, ce qui est considérable ! Certaines dépenses ont littéralement fondues : la documentation (revues, journaux…) a baissé de 50% passant de 2 à 1 million ; les impressions parlementaires (rapports en particulier) de 83% (passant de 1,2 à 0,2 million). Concomitamment, le numérique s’est développé. Le résultat final demeure cependant un affaiblissement des capacités d’information des députés ce qui est pour le moins regrettable.

Toutes ces économies démontrent qu’il est inexact de présenter l’Assemblée comme un lieu où l’on dépense sans compter.

 

Demander moins aux contribuables

 

Ces efforts de gestion ont permis à l’Assemblée de réduire puis de geler, le prélèvement sur le budget de l’Etat qui constitue sa ressource quasi exclusive. De 2008 à 2011, ce prélèvement a été stabilisé à 534 millions d’euros (soit 578 valeur 2016). A partir de 2012, il a été abaissé à 518 millions. Sur la période 2008-2016, l’effort réclamé aux contribuables a donc diminué : 21 euros par ménage et par an en 2008, 18 euros aujourd’hui.

 

Maintenir en état un bâtiment historique inadapté au travail moderne

 

En outre, ces économies ont permis de dégager un autofinancement des gros travaux, dont le montant est variable d’une année sur l’autre. Ces gros travaux ressortent de deux catégories : le gros entretien d’un bâtiment historique du XVIIIe siècle et d’autre part les extensions et réaménagements intérieurs pour améliorer les conditions de travail des députés et fonctionnaires. Ainsi, la superficie des bureaux des députés a été doublée (par la réunion de deux bureaux antérieurs) ce qui permet aux députés a) de disposer d’un lit au lieu d’un canapé b) de séparer les bureaux des collaborateurs et des députés. Chaque année, les dépenses de gros entretien se montent à 15/20 millions d’euros.

Il semblerait, aux dires de la questure, que le prix de ces prestations serait trop élevé, malgré le recours systématique à la mise en concurrence. Il revient aux questeurs de prendre les mesures nécessaires pour réduire ces coûts et peut être, la qualité des prestations.

Pour autant renoncer à acquérir, comme la précédente questure s’y est engagée, un bâtiment de l’Etat, qui jouxte les locaux de l’Assemblée nationale serait une erreur. Prétendre que la réduction (envisagée par l’exécutif) d’un tiers du nombre de députés ne justifie pas d’acquérir des locaux supplémentaires procède d’une analyse inquiétante. La réduction (éventuelle) du nombre des députés n’entrainera pas d’économies, si en même temps, on renforce les moyens de l’Assemblée (en personnel, matériel, locaux). Sinon, cela signifie que l’on veut aboutir à un affaiblissement du rôle de l’Assemblée, ce qui serait inquiétant du point de vue de la démocratie.

 

Les Français

 

Les Français doivent savoir que les conditions de travail des députés (et de leurs collaborateurs) et des fonctionnaires ne sont pas satisfaisantes. Et pour en juger, il suffit d’aller au parlement Allemand ou à l’Assemblée nationale du Québec ou au parlement Canadien.

Si des progrès ont été réalisés, il reste beaucoup à faire. Eviter les dépenses inutiles qui subsistent oui, mais ce n’est pas en cultivant l’antiparlementarisme qu’on renforcera le rôle de l’Assemblée nationale.

 

 

 

 

 

 

Laon le 07 novembre

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Published by René Dosière
31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 16:11

Comme chaque année j’ai procédé, via mon blog, à une analyse détaillée du document budgétaire consacré aux « effectifs des cabinets ministériels ».

Pour la première fois figure la rémunération (brute) de la totalité des membres des cabinets, comme je le réclamais depuis longtemps.

Quatre éléments ressortent de cette analyse :

1/ la diminution des effectifs en poste dans les cabinets ministériels par rapport à 2016 est spectaculaire : moins 47% pour le cabinet restreint et moins 25% pour le cabinet étendu aux emplois-support.

C’est la conséquence de la réduction du nombre de ministres (30 au lieu de 38) et de la limitation à 10 personnes de la taille du cabinet restreint.

2/ Si l’on considère un ministère type, la baisse est atténuée par un recours plus important au personnel-support (62 personnes en moyennes par ministère contre 64 en 2016 soit une diminution de 3%)

3/S’agissant des rémunérations, on assiste à une progression toute aussi spectaculaire. La rémunération moyenne brute (primes comprises) des 232 membres des cabinets ministériels s’élève à 9186 euros mensuels soit +20,5% par rapport au gouvernement Valls.

Dans douze ministères, la rémunération est supérieure à cette moyenne. Au total, plus de 80 membres de cabinet sont mieux payés que leur ministre.

L’ampleur et la généralisation de ces hausses ne sont pas le fait du hasard et sont choquantes

4/Les effectifs et les rémunérations du cabinet du premier ministre sont stables par rapport à ceux des années précédentes

5/Le coût global des rémunérations versées en cabinet, primes comprises, s’élève à 117 millions d’euros soit 27 millions pour le cabinet du Premier ministre et 90 millions pour les 30 cabinets ministériels.

Pour consulter l'analyse complète cliquez sur le lien ci-après

Etude complète sur les cabinets ministériels 2017

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Published by René Dosière
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 14:37
Mon portrait dans le magazine"Pelerin"

Le 8 juin dernier, Pierre Wolf-Mandroux journaliste de l'hebdomadaire "Pelerin", m'a interviewé, longuement, sur l'ensemble de ma carrière de député. 

Pour prendre connaissance de cette interview cliquez sur les images ci-dessous.

Mon portrait dans le magazine"Pelerin"
Mon portrait dans le magazine"Pelerin"
Mon portrait dans le magazine"Pelerin"
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Published by René Dosière
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:49

Dans un article du Huffington Post du 27 juin dernier, Mathieu Caron, Maitre de conférences en droit public à l'université de Valenciennes, donne des conseils aux nouveaux députés élus afin qu'ils exercent au mieux leur mandat.

Pour prendre connaissance de cet article, cliquez sur le lien ci-dessous.

http://www.huffingtonpost.fr/matthieu-caron/moralisation-vie-publique-etre-un-bon-depute-mode-d-emploi_a_23002609/

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Published by René Dosière
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 11:16
Mon interview dans VSD

Dans VSD de ce vendredi Julie GARDETT m'a accordé une longue interview.

Pour prendre connaissance de cet article, cliquez sur le lien ci-après:

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Published by René Dosière
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 10:00
Mon passage sur France Inter

Ce mercredi 21 juin, j'ai participé à l'émission de Patrick COHEN à 8h20 sur France Inter.

Pour revoir cette émission cliquez sur le lien ci-après: 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-21-juin-2017

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Published by René Dosière
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:02

Le 21 juin dernier, dans un article du journal "Le Monde" , Mathieur Caron, maitre de conférence à l'université de Valenciennes a rédigé un article intitulé "On ne nait pas député, on le devient !". Pour le lire cliquez sur le lien ci-dessus

Le 22 juin, dans un article du Monde publié par Gilles Johanet et François Kruger (magistrats) et intitulé "Quelques pistes pour moraliser la vie politique" ils évoquent mes travaux sur le sujet. Rendez-vous ci-après pour prendre connaissance de cet article.

Article de Gilles Johanet et François Kruger

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Published by René Dosière
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:35

L’image des responsables politiques – notamment parlementaires – est particulièrement dégradée aux yeux des français. Même si cette perception est en décalage avec la réalité, elle rend nécessaire le rétablissement d’une relation de confiance entre les citoyens et leurs élus, condition indispensable à un bon fonctionnement de notre démocratie.

Ces vingt dernières années, la France s’est dotée d’une législation sur le financement public de la vie politique qu’il est nécessaire de préciser, sur les aspects laissés dans l’ombre, ou qui ont été détournés de leur but initial. Les rapports annuels de la Commission Nationale des Comptes de Campagne, ceux de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique, créée en 2013, les rapports parlementaires comme celui de notre collègue Romain Colas (financement des campagnes et des partis : une législation rénovée pour plus d’efficacité, de responsabilité et de transparence – publié par l’Assemblée Nationale), les propositions formulées par les associations qui agissent en faveur d’une transparence accrue dans la vie politique, ainsi que les dispositifs élaborés par l’Assemblée Nationale du Québec (je suis, depuis 15 ans, Vice-président du groupe parlementaire France-Québec) m’ont permis d’élaborer cette proposition de loi sur la moralisation de la vie publique, qui s’analyse comme une contribution parlementaire au programme d’action du nouveau gouvernement. J’ai présenté à la presse, ce lundi 22 mai à l’Assemblée Nationale cette proposition de loi (texte de présentation en tête de l'Article). N’y figure pas les dispositions récentes, déjà votées par le parlement qui sont encore largement ignorés de nos compatriotes, le bilan du quinquennat n’ayant guère été défendu.

Ainsi l’encadrement des représentants d’intérêt (« Lobbys ») qui rentrera en application le 1er juillet 2017 (titre II de la loi « Sapin » II du 9 décembre 2016), l’institution d’une peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité envers les élus condamnés pour des atteintes à la probité (4° de l’article 19 de la loi Sapin II), la protection des lanceurs d’alerte (article 6 à 15 de la loi Sapin II), un strict resserrement de la procédure du « Pantouflage » qui permet à un fonctionnaire d’occuper des fonctions – souvent plus lucrative – dans le secteur privé (loi du 20 avril 2016 sur la déontologie des fonctionnaires).

La présente proposition de loi, comporte quatre volets (dont vous pouvez prendre connaissance à la fin de l'article) à savoir :

- Une proposition de loi constitutionnelle, pour les dispositions qui nécessitent une modification de la Constitution 

- Une proposition de loi organique concernant les dispositions relatives à la présidence de la République, aux parlementaires, aux collectivités d’outre-mer. Une loi organique doit être approuvée à la majorité absolue des membres de l’Assemblée Nationale. Elle est obligatoirement examinée par le Conseil Constitutionnel 

- Une loi ordinaire pour les autres dispositions 

- Une proposition de résolution modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée pour les dispositions qui ressortent de l’indépendance de l’Assemblée vis à vis de l’exécutif (déontologue, transparence de l’IRFM, statut des collaborateurs) 

Cette proposition de loi constitue une contribution parlementaire à la disposition du gouvernement.

 

PS : sur le site de l’Assemblée Nationale on trouvera les propositions Constitutionnelles et organiques, ainsi que le projet de résolution. La proposition de loi ordinaire ne pourra être disponible qu’après avoir été visée au titre de l’article 40 de l’Assemblée ce qui devra attendre le 1er juin. C’est après cette date qu’elle sera officialisée. Mais dès à présent les 4 textes sont intégralement consultables

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Published by René Dosière