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Mercredi 4 novembre 2009


Le 29 octobre 2009, René DOSIERE a été interrogé par Philippe BOUVARD dans son émission les Grosses Têtes au sujet de l'absenteisme parlementaire et du cumul des mandats.

Pour en savoir plus et écouter l'émission cliquez sur le lien suivant
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Pour entendre directement René DOSIERE, rendez vous à la 14e min de l'émission.
Par René Dosière
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Vendredi 30 octobre 2009

La Présidence de l’Union européenne est exercée, pendant six mois, par le Chef d’Etat de l’un des 27 pays de l’Union (actuellement c’est la Suède). La France a exercé la présidence durant le second semestre 2008 (juillet-décembre). Les frais liés à cette présidence – sommets européens, rencontres des ministres, déplacement de la présidence, manifestations diverses – sont financés par le pays qui assure la présidence. Il apparaît que ce coût se situe entre 70 et 80 millions d’euros (Autriche, 1er semestre 2006, 70 ; Finlande 2ème semestre 2006, 78 ; Portugal, 2ème semestre 2007, 70 ; Slovénie, 1er semestre 2008, 80).

La présidence allemande (1er semestre 2007) a été beaucoup plus coûteuse. Faute de chiffres précis, on estime que ce coût pourrait être de 180 millions d’euros. Pour fixer le budget prévisionnel de la présidence française, on s’est basé sur la dépense allemande. Ainsi, le budget 2008 avait prévu 190 millions d’euros, afin de couvrir la totalité des manifestations. Ces crédits ont fait l’objet d’un programme particulier (p.306) intitulée « Présidence française de l’Union européenne » (PFUE) en annexe du budget du Premier ministre « Conduite de l’Action du Gouvernement ».

A la demande de la commission des finances du Sénat, la Cour des Comptes a été chargée d’analyser les dépenses de ce programme. Le site « MEDIAPART » du samedi 24 octobre a publié un article de Mathilde MATHIEU faisant état de ce rapport (La-folie-des-grandeurs-de-Sarkozy.doc pour le consulter cliquez ici  ).

Après en avoir pris connaissance, j’ai téléchargé le rapport de la Cour des Comptes, qui est reproduit sur le site de Médiapart, en complément de l’article de M. Mathieu.

Ce rapport – qui sera publié par le Sénat ultérieurement – comporte 118 pages. Pour votre information, vous pouvez prendre connaissance des quelques pages qui concernent le sommet de l’Union pour la Méditerrannée, ainsi que la réunion des ministres des affaires étrangères à Avignon (RAPPORT-COUR-DES-COMPTES.doc pour en prendre connaissance cliquez ici  ).

La lecture de ce rapport m’a, je dois de le dire, stupéfié et choqué. J’ai donc, mardi soir 27 octobre, transmis un communiqué à l’Agence France Presse (AFP) qui l’a complété dans une dépêche diffusée à 20h43.

On trouvera ci-dessous le texte de ce communiqué :

« Parmi la liste exhaustive des dépenses, on relève l’installation – pour 4 heures – de huit salons (douche comprise) dont l’un à l’usage du Président de la République pour un prix de 245 772 euros ; et un dîner des chefs d’Etat pour un coût de 1 010 256 euros soit 5 050 euros par personne. Ces dépenses sont incroyables, insupportables, inacceptables.

Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le Chef de l’Etat organise, avec notre argent, un repas qui coûte 5 fois le SMIC par personne, c’est inimaginable et intolérable.

Quand on prend connaissance de tels gaspillages on se dit que le Président de la République a perdu pied avec la réalité. Il doit arrêter de dépenser sans compter et cesser de berner les Français avec de prétendues économies à l’Elysée quand, en six mois de présidence européenne, il a dépensé 1,5 fois le budget annuel de l’Elysée ».

 

La dépêche de l’AFP a suscité de multiples réactions et de nombreux médias m’ont sollicité pour connaître ma réaction (RTL, RFI, France 2, BFM TV, France 3, TF1, RMC, LCP notamment dans la journée du 28 octobre).

La presse étrangère s’est emparée de cette question et Médiapart a fait une mise au point (Pr-sidence-fran-aise-de-l.doc pour en prendre connaissance cliquez ici  ).

Dans la matinée du 29 octobre, Philippe SEGUIN, président de la Cour des Comptes s’est exprimé sur Europe 1. Ses propos ont été largement reproduits dans la presse nationale et régionale (pour consulter l'article de l'Union sur ce sujet cliquez ici seguin.doc seguin.doc ).


PS: La lecture attentive du rapport de la Cour fait apparaître qu'il faut ajouter au coût de la soirée (1072437€) le montant de la location du Petit Palais (339510€) soit un coût gloabl de 1 411 947€ soit 7060€ par invité!
Chacun aura, par ailleurs, relevé que ces sommes ont été engagées de la manière la plus iorrégulière qui soit, au regard des règles comptables, ce qui justifie le refus de paiement du trésorier payeur général.
Le ministre des Affaires Etrangères qui l'a requisitionné est donc seul responsable de cette dépense irrégulière au regard de la Cour de discipline budgétaire. 

 

Par René Dosière
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Vendredi 30 octobre 2009

VIENT DE PARAITRE

UN PORTRAIT DETAILLE DE RENE DOSIERE "ENQUETE SUR LE CURIEUX DE LA REPUBLIQUE" DANS LA REVUE TRIMESTRIELLE



N°8-AUTOMNE 2009




 

XXI est vendu dans plus de 1200 points de vente : librairies, Relay des gares et des aéroports, grands magasins culturels, Maisons de la presse (rayon livres).

 

XXI, 3 rue Rollin, 75005 PARIS – 01.42.17.47.80 – fax : 01.43.31.77.97

info@rollinpublications.fr www.leblogde21.fr


Dans l'édition du figaro du lundi 2 novembre 2009, Philippe LABRO nous donne son opinion sur la revue XXI et plus particulièrement sur le portrait de René Dosière réalisé par Sylvie Caster.

 
Pour lire l'article cliquez sur le lien suivant article-figaro.pdf article.pdf

Par René Dosière
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Lundi 20 juillet 2009

  Pour télécharger la version complète du document ci-dessous accompagnée de photos, je vous invite à cliquer sur le lien suivant:   Comment-je-d-pense-mon-enveloppe-de-frais-parlementaires.doc Comment-je-d-pense-mon-enveloppe-de-frais-parlementaires.doc

 



Le député n’est plus, comme sous la IIIème République, un homme solitaire.

 

A l’Assemblée il fait partie d’un groupe politique dont l’importance vient d’être reconnue par la Constitution. Ce groupe lui apporte une aide concernant le travail législatif : prise de parole, documentation, préparation de textes etc… Le financement du groupe a deux origines : une participation de l’Assemblée et la cotisation des membres du groupe.

 

Dans sa circonscription, le député est à la tête d’une petite entreprise de service public, comportant un local (ouvert au public) et une équipe de salariés (4 pour ce qui me concerne). A cette équipe salariée, s’ajoutent de multiples soutiens bénévoles effectués par des militant(e)s partageant mes convictions, et en particulier celui de mon suppléant Jean Michel Wattier.

 

Le financement de cette « petite entreprise » est assuré par l’Assemblée nationale de deux manières !

 

Pour faire face aux rémunérations des collaborateurs du député – et exclusivement à cet usage - un crédit de 9 021 euros mensuels. Les collaborateurs sont donc les salariés du député et non de l’Assemblée.

En outre, chaque député perçoit mensuellement une indemnité représentative de frais de mandat (IRFM).

Son montant est plafonné : 6329 euros brut, dont il faut déduire la CSG et le CRDS soit une somme de 5838 euros net. Le montant net de cette indemnité n’a pas varié depuis 1997. Il évolue seulement comme le traitement indiciaire des fonctionnaires, c'est-à-dire environ 1% par an. J’ai pu calculer qu’en dix ans (1997-2007) le pouvoir d’achat de cette indemnité a diminué de 6,2%. En effet en 1997, sa valeur exprimée en euros valeur 2007 correspondait à 6174 euros et en 2007 elle s’élevait à 5790 euros).

Cette indemnité est versée sur un compte différent de celui de l’indemnité parlementaire et dont j’ai seul l’usage. Cette indemnité de frais n’est soumise à aucun contrôle externe ni à l’impôt, comme c’est la règle en matière de frais.

Le système de remboursement des députés anglais était différent : n’étant pas forfaitisé, il évoluait au rythme du coût de la vie et il n’était pas plafonné (semble-t-il).

Soucieux d’une plus grande transparence dans la gestion des fonds publics, il m’a paru souhaitable de fournir le détail des dépenses effectuées, en 2008, avec cette IRFM. Il s’agit d’une moyenne mensuelle.

 

 

1 . Frais liés au local de circonscription 

 

Location                                                   804

Personnel de service                                150

Electricité-Chauffage                               130

Assurance                                                  36

Entretien courant                                      190

Location du photocopieur                        165

Fournitures de bureau                              150

Frais postaux                                              90

 

Sous total  1                                          1 715

 

 

2. Frais liés à l’activité parlementaire

 

Rémunération des collaborateurs             720

(en sus du crédit collaborateur)

Hébergement à Paris (hôtel)                    300

Restauration                                             880

Frais de déplacements                             843

Surcoût habillement                                 200

Surcoût coiffeur                                         21

Documentation                                         200

Presse-médias                                          150

Cartes de vœux                                          23

Compte rendus de mandat                        350

Contributions diverses                               80

 

Sous total 2                                           3 767

 

Total   1 + 2                                          5 482

Il reste donc un disponible de 356 euros qui n’est que provisoire. En effet, le montant de ma participation au fonctionnement du groupe socialiste auquel je suis affilié n’étant pas déterminé précisément (175 ou 325 euros) ce disponible constitue en réalité une provision qui me permettra de verser cette participation lorsqu’elle sera fixée.

 

 

Quelques commentaires

Location d’un local

A Laon, je loue depuis 1997 un local de 4 pièces avec un bail professionnel.

En francs constants, le prix de location a augmenté de + 6,7% (à comparer à la baisse de 6,2% du pouvoir d’achat de l’IRFM). Ce local a été meublé par mes soins. Une femme de ménage effectue deux heures de nettoyage et d’entretien par semaine. Les dépenses d’entretien courant concernent, en 2008, la réfection des plafonds, l’achat de mobilier (aspirateur, fauteuils) et les petites réparations électriques.

 

 

 

Frais postaux

D’une manière générale le courrier est adressé via l’Assemblée nationale, bénéficiant de la franchise parlementaire.

Toutefois, pour certains courriers urgents, ou des envois spécifiques (colissimo) j’achète directement les timbres. Ce poste comporte également la location de la boîte postale.

 

 

 

Rémunération des collaborateurs.

Le crédit spécifique consacré à cette rémunération étant insuffisant pour assurer un salaire correct, je prélève un crédit complémentaire sur l’IRFM. Ce poste comporte, également, les remboursements des frais de déplacements de mes collaborateurs.

 

 

 

 

 

Frais de déplacement.

Chaque député dispose d’une carte de circulation sur le réseau SNCF. De ce fait, pour me rendre à Paris, j’utilise souvent le train. De même lorsqu’il s’agit d’aller faire une conférence ou d’animer une réunion politique dans l’hexagone. Cependant, il m’arrive d’utiliser ma voiture.

Depuis longtemps j’ai fait le choix d’un véhicule de petite cylindrée, tant pour des motifs écologiques, que par souci de rompre avec l’image que donnent les véhicules officiels, généralement de forte puissance. J’utilise une Nissan-micra, 3 portes.

En 2008, j’ai parcouru 23 129 kms, pour l’essentiel, à l’intérieur de la circonscription. Pour en estimer le coût, j’ai utilisé le barème officiel des impôts auquel j’ai ajouté le coût de l’assurance.

 

Dépenses d’hébergement.

A Paris je ne dispose ni ne loue un logement. Je loge donc à l’hôtel, le plus souvent à la résidence Saint Dominique, propriété de l’Assemblée (50 chambres) et, en cas d’impossibilité, dans un hôtel proche de l’Assemblée. Je dors, au minimum, deux nuits par semaine à Paris. Le prix d’une nuit d’hôtel est réduit à 30 euros, compte tenu d’une participation financière de l’Assemblée.

 

 

Les dépenses de restauration varient suivant le nombre de personnes invitées, tant à Paris qu’en  circonscription. Ces personnes ne comprendraient pas  qu’invitées par le député elles aient à payer leur repas, sachant  qu’il dispose d’une IRFM. Lorsque je dîne seul à Paris, je fréquente régulièrement la cafétéria du personnel.

 

Le surcoût-habillement, correspond aux seules dépenses d’habillement rendues nécessaires par les obligations du député. A l’Assemblée une tenue correcte est toujours exigée (le costume est obligatoire pour pénétrer dans l’hémicycle). D’une manière générale le député doit, par une tenue correcte, (mais dénuée de luxe et d’ostentation) montrer la dignité de sa fonction. Cette exigence  a un coût indiqué dans ces dépenses. Bien entendu, les autres dépenses d’habillement linge de corps, tenues décontractées et de vacances, pulls etc… ne figurent pas dans cette somme, pas plus que les dépenses de pressing.

J’ai tenu à faire apparaître un surcoût coiffure, car le député – doit toujours être en mesure d’offrir le meilleur visage quand il passe à la télévision, ou qu’il parle dans l’hémicycle. Le prix indiqué (celui du salon de coiffure de l’Assemblée) est supérieur à ceux pratiqués par les salons de coiffure que je fréquente dans ma circonscription.

 

Les dépenses de documentations correspondent aux achats de livres dont la plupart sont suscités par les centres d’intérêt de mon activité parlementaire. Outre les ouvrages politiques et économiques, il s’agit d’ouvrages spécialisés, souvent coûteux, consacrés aux finances locales et à la gestion des collectivités, à l’outre mer, au Québec (je suis vice président du groupe d’amitié  France Québec).

Y figurent également des ouvrages d’histoire, spécialement d’histoire parlementaire et politique.

Par ailleurs je suis un utilisateur régulier de la bibliothèque de l’Assemblée.

 

Les achats de presse, locale et nationale, ne comprennent pas le coût du journal local livré à domicile, non plus que le coût du « Monde » que je lis depuis 1958 – y compris lors de mon service de coopération au Québec –. Dans ces conditions, son achat  ne saurait être considéré comme une dépense professionnelle.

 

Carte de voeux

Depuis plusieurs années j’ai choisi la sobriété – et l’économie – pour les cartes de vœux (5 500 envois). Le prix de revient de l’impression s’élève à 0 ,05 euros par carte.

 

 

 

Compte-rendus de mandat

Rendre compte, régulièrement, aux citoyens de mon activité parlementaire est une exigence démocratique. J’adresse donc, plusieurs fois par an, des extraits de mes principales interventions  reproduites au Journal  Officiel des débats de l’Assemblée afin de poursuivre le dialogue avec les électeurs de la circonscription. Cette façon de faire connaître le travail parlementaire est particulièrement économe puisque le prix de revient est de 0,09 euro la feuille. En 2007, j’ai procédé à 52 300 envois et en 2008 à 35 900. Compte tenu de la périodicité variable, le chiffre indiqué correspond à une moyenne sur ces deux dernières années. Chaque mois, je tiens personnellement des permanences dans diverses communes de la circonscription (14 au total) et ponctuellement des réunions de compte rendu de mandat.

 

 

 

 

 

 

Contributions diverses

Ce poste recouvre les contributions à des associations : adhésion, ou (et) participation financière, ainsi que le coût des coupes offertes aux associations qui les sollicitent.

Il ne comprend pas les aides financières bénéficiant d’une déduction fiscale. Ce poste est assez faible, car je suis soucieux de ne pas donner le sentiment que les députés disposent de crédits illimités et qu’ils peuvent distribuer de l’argent. Ainsi, j’ai toujours refusé de financer des courses sportives de quelque nature ; dans les nombreux cafés que je fréquente, je ne paie jamais de « tournées générales » - à l’exception des quelques amis clients habituels (il s’agit dans ce cas de dépenses personnelles) -. J’ajoute qu’en campagne électorale, je n’ai jamais eu recours à tous les gadgets (tee-shirts, crayons, etc…) dont l’usage, au demeurant coûteux, dévalorise de mon point de vue, la vie politique qui doit demeurer une activité sérieuse.

 

Autres dépenses

Aucune dépense de téléphone ne figure, car chaque député dispose, en outre, d’un forfait annuel de 6610 euros (les factures sont payées par un gestionnaire agréé par l’Assemblée). En 2008, malgré une activité soutenue, j’ai pris soin de limiter cette dépense. A ce titre j’ai utilisé 4988 euros, soit pour l’Assemblée une économie de 1622 euros.

 

Pour les déplacements dans Paris, l’Assemblée rembourse les frais de taxi des députés dans la limite d’un plafond annuel de 2750 euros. En ce qui me concerne, en 2008, j’ai demandé le remboursement de 328 euros. J’utilise plus fréquemment métro et bus, disposant d’une carte libre circulation.

 

En guise de conclusion

L’exercice d’un mandat parlementaire occasionne des frais importants et divers qui justifient l’existence d’une IRFM. Tout comme l’indemnité parlementaire, elle permet à des députés sans fortune personnelle ou familiale (ce qui est mon cas) d’exercer leur mandat dans des conditions matérielles satisfaisantes. Le détail des dépenses permet de constater que ces sommes ne sont pas excessives. Pour autant, il appartient à chacun de faire un choix dans ses dépenses. Pour ma part, la rémunération de mes collaborateurs passe avant le financement électoral de manifestations sportives. A chacun ses choix.

 

Pour vérifier  que l’élu ne s’enrichit pas durant son mandat, il existe une législation concernant le patrimoine, dont la déclaration est obligatoire en début et en fin de mandat.

Malheureusement cette législation est incomplète et, dans les faits, inutile.

J’ai proposé, en vain, jusqu’à présent, une modification de cette législation pour la rendre réellement opérationnelle. Quoiqu’il en soit, en 2007, j’ai rendu publique ma déclaration de patrimoine sur mon blog où l’on peut la consulter.

 

   

 

Frais de fonctionnement de René DOSIÉRE, député

(en moyenne mensuelle 2008)

 

 

%

Location et entretien du local

 

1310

23

Hébergement Restauration

 

1180

20

Déplacements

 

843

14

Frais divers liés au mandat

 

674

12

Complément de rémunération

des collaborateurs

720

12

Fournitures administratives

et frais postaux

405

7

Compte rendus de mandat

 

350

6

Provision (participation au groupe)  

 

356

6

Total

 

5838

100

Par René Dosière
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Vendredi 17 juillet 2009

 

La publication du rapport de la Cour des comptes sur le budget de la Présidence de la République  (cliquer http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Lettre-PR-160709.pdf  a donné lieu à de multiples commentaires qui appellent, de ma part, les précisions suivantes.

 

Le Premier président de la Cour des comptes a souligné que c’est la première fois, que les dépenses de la Présidence de la République sont contrôlées. C’est exact et, de ce fait, la démarche présente un caractère historique.

 

Il en attribue le mérite à Nicolas Sarkozy dont il est politiquement proche.

S’il est exact que N. Sarkozy a décidé de regrouper, en un budget unique soumis au contrôle de la Cour des comptes, les dépenses de la Présidence éparpillées dans de multiples ministères, il convient de rappeler que c’est la conséquence du travail parlementaire que j’ai mené depuis octobre 2001 et dont l’histoire est relatée dans mon ouvrage « L’argent caché de l’Elysée » ainsi que l’a rappelé Guy Carcassonne à Europe 1 http://www.europe1.fr/popup/reecoute/(idconducteur)/114521/(idsequence)/1805

Ce travail d’investigation a permis de faire apparaître que  le budget officiel voté (sans débat ni discussion) par le Parlement ne représentait qu’un tiers des dépenses de la Présidence. A partir du moment où le financement de chaque ministère – en personnel, frais et investissement – est apparu plus précisément, j’ai réclamé un « budget-vérité » que la majorité de droite a toujours refusé.

 

Ayant constaté que les dépenses de l’Elysée n’étaient soumises à aucune des règles budgétaires qui s’imposent à nos institutions, j’ai réclamé que la Cour des comptes puisse contrôler ces dépenses. La majorité m’a, en quelque sorte, « ri au nez », en repoussant ma proposition.

L’attribution d’une carte de crédit à la première épouse du chef de l’Etat (en juillet 2007) m’a conduit à souligner qu’en l’absence d’un statut juridique, ce maniement des fonds publics était illégal et pénalement répréhensible. La carte a été vite retirée…

 

A l’occasion des vacances américaines du couple présidentiel (août 2007) j’ai souligné l’anomalie de la rémunération du président de la République, son montant étant fixé selon le bon plaisir du chef de l’Etat… Depuis plusieurs années, je réclamais que la traitement du Président de la République soit fixé par la loi, comme c’est le cas pour tous les autres responsables politiques. La majorité s’y était, à chaque fois, opposée.

 

Lorsque le président de la République a proposé, lors de la discussion du budget 2008, de réformer le budget de la Présidence, conformément aux souhaits que j’exprimais depuis longtemps, j’ai été le seul député à voter sans état d’âme. Quant à la majorité, elle a renié ses votes passés et chanté les louanges de N. Sarkozy (cliquer ici)intervention.jpg intervention.jpg

 

C’est donc avec une totale sérénité que je poursuis mon action (sans me laisser atteindre par les critiques politiciennes des uns et des autres) pour que le budget de la présidence soit, enfin, transparent.

 

A cet effet, l’action de la cour des comptes est un progrès considérable, puisqu’elle seule a accès à toutes les factures. Elle peut donc vérifier la réalité des inscriptions budgétaires.

 

Je suis donc tout à fait satisfait que ce contrôle existe. Si j’ai souligné, dans un communiqué, que ce  rapport était « succinct » (cliquer ici) communiqu-.jpg communiqué-.jpg, c’est bien parce qu’il est le premier et que la Cour ne maîtrise pas, encore, la spécificité du budget de la Présidence. Connaissant et appréciant la compétence et l’indépendance des magistrats de la Cour, je ne doute pas, qu’à l’avenir, ce rapport sera plus complet.

 

Dans l’immédiat je ferai deux commentaires :

 

1 : la Cour signale que l’exécution du budget 2008 est conforme aux prévisions. La réalité est pourtant quelque peu différente. Qu’on en juge avec le tableau suivant :

 

 

Prévisions

2008

 

 

 

 

 

LFI

LFR

TOTAL

Exécution

Taux d’exécution

Fonctionnement courant

13.370

-

16.370

26.013

158.9%

Déplacements

 

15.300

5.0

20.300

16.316

80.3%

Personnel

 

67.487

4.2

71.687

69.543

97%

Investissement

 

1.250

-

1.250

0.613

49%

Ensemble budget

 

101.157

9.2

110.357

113.182

102.5%

 

 

Bien évidemment, il est loisible à l’Elysée de modifier le montant des diverses lignes (seul le total constitue un crédit limitatif). Mais lorsque l’Elysée a complété son budget initial, en novembre 2008, il a pris soin de préciser que les déplacements avaient été « insuffisamment » calculés, d’où le complément de 5 millions. De même pour les crédits de personnel. En réalité, la majeure partie de ces compléments ont été utilisés à payer les dépassements (énormes) en matière de fonctionnement courant.

A la date où ces compléments sont demandés l’Elysée apprécie parfaitement l’exécution des divers postes. Il était plus habile d’indiquer que les crédits demandés correspondaient à des « erreurs techniques »liées à la première année de ce nouveau budget !

Quant aux crédits d’investissement – en fait le renouvellement du parc automobile – ils ont été réduits compte tenu du besoin de financer les dépenses courantes.

Dans ces conditions, je demeure perplexe face à la formule de la Cour selon laquelle : « l’exécution du budget 2008 est conforme aux prévisions ».

 

On comprend mieux pourquoi il est dommage que la Cour ne recommande pas une présentation plus détaillée – donc plus transparente – du budget de la Présidence.

 

2 : La Cour fait apparaître le coût précis des résidences présidentielles. Ainsi, Rambouillet et Marly le Roi, en année pleine, 1.5 millions d’euros.

Elle nous apprend qu’à compter du 1er juin 2009, ces deux résidences ont été remises au ministère de la Culture et que cette décision devrait se traduire par une économie pour le budget de la Présidence.

En réalité, cette décision est neutre budgétairement car l’Elysée doit – concomitamment – rendre au ministère de la Culture les 1.5 millions d’euros de crédits qui permettent de couvrir ces dépenses.

 

On comprend, dans ces conditions, comment l’Elysée réduit ses effectifs : les 35 personnes de ces deux résidences ne font plus partie de la Présidence, mais du ministère de la Culture. Or, la Cour ne formule aucune remarque à ce sujet.

 

Enfin, il ne rentrait pas dans les attributions de la Cour d’analyser les dépenses 2007 qui étaient dispersées dans les budgets ministériels. C’est bien pourquoi depuis plus d’un an je me suis évertué à établir les dépenses correspondantes de 2007 en interrogeant chaque ministère concerné.

Bien entendu, je maintiens la véracité de cette analyse (consulter l’article suivant de mon blog) en tout point conforme à la méthode utilisée par l’Elysée pour compléter son budget 2008 par amendement.

 

Pour éviter de lasser le lecteur, je m’arrête là. J’espère que chacun lira, attentivement, le rapport de la Cour qui, malgré son caractère succinct, comporte des observations critiques et parfois sévères, comme pour les études.

 

Oui, vraiment, il était temps que le budget de la Présidence fasse l’objet d’un contrôle de la cour.

 







écoutez l'émission de Marie DRUCKER "LA QUESTION D'EUROPE 1 SOIR"du jeudi 17 juillet 2009
en cliquant sur le lien suivant
http://www.europe1.fr/popup/reecoute/(idconducteur)/114521/(idsequence)/1805




rendez vous sur l'onglet suivant à l'ouverture du site de France Info
"Pour René Dosière, justement, le rapport est intéressant mais des économies supplémentaires peuvent se faire"
et écoutez l'interview du 17 juillet 2009 en cliquant sur le lien ci-dessous.
link




Lisez également les réactions sur le site de La Voix du Nord en date du 17 juillet 2009
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2009/07/17/article_succinct-selon-rene-dosiere.shtml




Téléchargez l'intégralité du rapport sur la gestion des services de la Présidence de la République 2008.
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Lettre-PR-160709.pdf

Par René Dosière
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